Comment prendre du poids ?

Prendre du poids n’est pas une mince affaire

Bon nombre de personnes maigres ne supportent pas leur poids plume. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas si simple de prendre du poids
Un simple coup d’oeil sur la mode féminine de ce siècle démontre à quel point la maigreur comme l’embonpoint sont des notions hautement variables.
Notre société d’abondance a engendré un nombre impressionnant de personnes obèses tout en rétrécissant à l’extrême les mensurations des mannequins. En valorisant la maigreur, la vogue des tops models faméliques a insinué le régime perpétuel dans les esprits.
De leur côté, les tabelles censées fixer le poids idéal par taille et par sexe sont à la hausse. Au cours de cette dernière décennie, nous avons ainsi gagné trois kilos… Du coup, il y a plus de maigres d’un point de vue strictement comptable, mais ils font nettement moins parler d’eux. Il est vrai qu’un excès de poids comporte beaucoup plus de risques pour la santé que l’inverse.
«Il faut distinguer la maigreur primaire comme recherche esthétique, dont l’exemple ultime est l’anorexie mentale, de la maigreur secondaire qui est le signe d’un déséquilibre énergétique global lié à un manque d’apport alimentaire».
Les causes d’une maigreur secondaire regroupent toutes les maladies, telles que le cancer ou la tuberculose, qui induisent une baisse chronique de l’appétit et donc de la prise de nourriture.
Il y a aussi ces gens maigrelets qui, à masse égale, brûlent plus que leur voisin. Leur métabolisme dépense entre 7 et 15% plus d’énergie pour absorber, stocker et oxyder les nutriments. Traduit concrètement dans l’assiette, cela équivaut à environ deux cents calories «gratuites».
Du côté des sportifs, il ne faut pas sous-estimer l’effet des dépenses énergétiques qui suit l’exercice physique: après un effort conséquent, le corps continue de consumer des calories pour se reconstruire.
Et les maigrichons qui semblent avoir un appétit d’ogre ? «Nous les avons étudiés à la loupe, commente Claude Pichard. Ce sont de grands mangeurs en société, mais qui, chez eux, ne font pas un seul écart, ce qui explique leur maigreur. Notre rôle est de les aider à prendre conscience de leur façon de se nourrir. Ensuite, nous leur conseillons de s’offrir des petits extras.»
Il reste pourtant une catégorie d’individus fluets qui constitue une énigme médicale. Ils mangent comme dix, sans jamais réussir à prendre du poids. «Ils se comportent métaboliquement de façon difficilement explicable.» Une hypothèse envisageable: il existe des organismes qui dissiperaient les excès alimentaires sous forme de chaleur.
Phénomène souvent ignoré, un grand nombre de personnes maigres souhaiteraient prendre du poids pour se sentir mieux dans leur peau. La pression de l’entourage est souvent grande: il y a toujours quelqu’un pour leur rappeler qu’ils ont l’air en mauvaise santé.
Il n’est cependant pas toujours facile de prendre du poids sur commande. Les chercheurs planchent sur de nouvelles substances permettant d’aider les maigres qui ont du mal à manger plus.
Quant aux autres, une seule solution: mettre les bouchées doubles ou presque, en augmentant «chroniquement la teneur calorique et protéique des aliments». C’est simple, il suffit d’imaginer un régime amaigrissant et de faire exactement l’inverse… Manger riche! c’est tout ce qu’il y a à retenir.
Cuisiner à l’huile, saupoudrer les plats de fromage râpé, rajouter du sucre ou du miel, napper les fraises de double-crème, grignoter entre les repas biscuits et autres douceurs normalement défendues, boire un peu d’alcool (c’est très calorique), se bourrer de pâtes à la crème: tout est permis quand il s’agit d’œuvrer pour la bonne cause.

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